5 mai 2007, par La Rédaction
"Un support juridique est nécessaire pour aider ceux qui sont prêt à porter plainte contre des acteurs soupçonnés.", voilà en substance ce que l’on peut lire du communiqué de presse ayant sancitionné la conférence organisée par la Norddeutsche Mission sur la situation du Togo les 26 et 27 avril 2007.
Voici le communiqué de Presse à travers lequel on perçoit clairement cet appel à un soutien en faveur des victimes, encadrées ( il faut le préciser) par le CACIT
COMMUNIQUE DE PRESSE
"A l’initiative du « Réseau Togo » d ’Allemagne, il s’est tenu à Brême les 26 et 27 Avril une conférence, sur le thème : « Droits de l’homme et Démocratie au Togo – Nouvelles perspectives ou anciens blocages ».
Le but de la conférence était de regrouper différentes organisations allemandes de la société civile ayant des partenaires au Togo et de faire le point sur le processus de démocratisation du pays.
La rencontre a offert l’occasion aux quarante participants venant d’Allemagne, de Suisse, de France (organisations allemandes de la société civile, représentants des églises et du réseau œcuménique et des groupes de femmes du Togo ainsi que les experts des organisations des droits de l’homme et de la Commission Européenne) d’échanger leurs points de vue sur la situation actuelle du Togo.
Il a été réaffirmé à cette occasion le lien indissociable entre le progrès de la démocratisation et le respect des droits de l’homme. Les élections législatives libres, correctes, transparentes et avant tout sans aucune violence, prévues pour le 24 juin seront un test décisif. Des réserves ont été émises concernant la qualité des élections considérées comme plus importante que le respect de la date annoncée, pour s’assurer que la population acceptera les résultats. Des craintes ont été par ailleurs exprimées quant à la sécurité (pendant les périodes avant, pendant et après les élections) et la transmission fidèle des résultats des urnes. La tenue d’élections législatives libres, justes, transparentes et pacifiques sera à cet effet un test décisif de la volonté politique du gouvernement togolais.
De leur côté, certaines organisations de la société civile ainsi que des Eglises ont déjà commencé à sensibiliser les citoyennes et citoyens togolais sur leurs droits constitutionnels et l’importance des élections prévues pour le 24 juin, elles prévoient aussi de former et de déployer des observateurs électoraux sur le terrain. Les interlocuteurs de la conférence ont également insisté à la nécessité de promouvoir la participation effective des femmes aux élections, car elles sont des porteuses du mouvement démocratique trop souvent mis à l’écart dans la gestion quotient de la nation. En ce qui concerne le retour bénévole des milliers réfugiés togolais résidant au Ghana et au Bénin il faut des garanties suffisantes pour leur permettre de participer aux élections. Une mesure nécessaire pour y arriver est la poursuite juridique des auteurs soupçonnés de crimes motivés politiquement pour éviter des nouveaux actes de violence dans le cadre des prochaines élections. Des défenseurs des droits de l’homme recommandent également des projets de réparations pour les victimes des actes de violence. Un support juridique est nécessaire pour aider ceux qui sont prêt à porter plainte contre des acteurs soupçonnés. Dans les débats il est apparut des axes concrets qui faciliteront le chemin de la démocratisation au Togo tel que le retour à la constitution de 1992, la reforme de la justice pour mettre fin à l’impunité, la décentralisation et une restructuration de l’armée. Les discussions ont montré les obstacles à surmonter pour arriver à une répartition adéquate du pouvoir et à réaliser une reforme de l’armée qui tienne compte de la situation sociale de l’armée dans la société et qui permette une attribution qualifiée des taches diversifiées aux différents organes de sécurité telle que l’armée, la gendarmerie et la police. Les participants, représentants par exemple des groupes de partenariat ecclésiastique et des organisations de droit de l’homme, de l’ambassade togolaise en Allemagne et des œuvres missionnaires ont salué surtout l’occasion de partager des Information et points de vue pour arriver à une meilleure connaissance sur les chances et les obstacles pour et à la démocratie au Togo. La conférence n’a pas formulé de revendications communes mais elle souhaite que les relations ainsi établies soient utilisées pour que l’engagement dans le domaine du développement et de la promotion des droits de l’homme soient traduits par des pas concrets et soient objet à une meilleure concertation mutuelle.
Le réseau Togo en Allemagne, un rassemblement de diverses organisations ecclésiastiques et non ecclésiastiques et de groupes d’action, publiera les contributions et résultats de cette conférence en français et en allemand pour donner aux participants l’occasion de faire avancer les recommandations discutées, les engagements de collaboration et les efforts communs de lobbying pour la démocratie et le respect des droits de l’homme."
Hannes Menke Generalsekretär der Norddeutschen Mission +49 (0) 421 4677038 mailto:menke@norddeutschemission.de
Liste des conférenciers :
Kafui Adjamagbo-Johnson, Lomé, Groupe de réflexion et d’action Femme, Démocratie et Développement (GF2D) André Kangni Afanou, Lomé, Collectif des Associations contre l’Impunité au Togo (CACIT) François Boko, Paris, ehemaliger Innenminister Togos Dr. Comlan Prosper Deh, Lomé, Allafrikanische Kirchenkonferenz, Internationales Ökumenisches Togo-Netzwerk Bruno Gatta, Brüssel, Europäische Kommission Gaëtan Mootoo, Paris, amnesty international Dr. Friederike Tiemann, Deutscher Entwicklungsdienst Clement Voule, Genf, International Service for Human Rights Père Eloie Yog Lambon Damigu, Lomé, Commission Episcopale Nationale Justice et Paix
Le réseau Le réseau Togo allemand fut crée sur l´initiative de la Norddeutsche Mission et comprend huit institutions ecclésiastiques, de développement et des droits de l´homme. Le but de ce regroupement est de coordonner le travail public et de lobby pour le Togo, d´organiser des manifestations publiques et des congrès spécifiques avec des représentants des organisations des droits de l´homme, des politiciens et des églises et de publier des informations sur les droits de l´homme au Togo.
Sur la situation politique au Togo Après la mort du président du Togo, en activité depuis de longues années, Gnassingbe Eyadema, en 2005, son fils Faure Gnassingbe, prit le pouvoir à la suite d´élections marquées de luttes sanglantes et très discutées au cours desquelles il y eut des centaines de morts, cela en avril 2005. Une isolation politique et économique en fut la conséquence, ce qui conduisit en fin de compte Gnassingbe à prendre conscience qu´un dialogue politique international serait indispensable. Le gouvernement d´Unité Nationale de l´ancien activiste des droits de l´homme et maintenant Premier Ministre Maître Yaowi Agboyibo essaie sur cette base d´organiser les prochaines élections législatives en juin 2007 démocratiquement, sans corruption et sans atteintes aux droits de l´homme.
Hannes Menke Generalsekretär der Norddeutschen Mission
Berckstraße 27 28359 Bremen
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