30 août 2009, par La Rédaction
COMMUNIQUE DE PRESSE
Dans la nuit du 28 au 29 août 2009, le siège du Collectif des Associations Contre l’Impunité au Togo (CACIT), a été victime d’un cambriolage. Au matin du 29 août, les responsables du CACIT ont été alertés par les voisins de l’immeuble abritant le siège lorsque ces derniers ont constaté que l’une des grilles de sécurité a été forcée et les lames de nacos enlevées. Arrivés sur place, ils ont immédiatement contacté la police qui est venue sur les lieux faire les premiers constats d’usage.
Il est à déploré la disparition de l’ensemble du parc informatique composé de trois ordinateurs (3 unités centrales et 3 écrans plats, deux chargeurs, deux clés USB) à l’exception de l’imprimante et du fax. Un vidéo projecteur appartenant à une organisation sœur a aussi été emporté. Le combiné téléphonique ainsi que le mobilier de bureau, les classeurs et d’autres matériels sont restés sur place.
Au moment où la police continue ses investigations pour déterminer les contours de ce délit, le CACIT se rappelle qu’en 2006 déjà, précisément dans la nuit du 10 au 11 décembre, il a été victime d’un premier cambriolage dans les mêmes circonstances et y avait perdu deux (2) ordinateurs alors même que les autres matériels avaient été épargnés. En son temps, le CACIT avait informé aussi bien les institutions nationales et internationales de défense des droits de l’homme. Il a été réconforté de la solidarité que ces institutions et particulièrement le Bureau du Togo du Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme (HCDH) lui avait témoignée.
Face à cette nouvelle situation, le CACIT est préoccupé par :
la paralysie que cette dépossession de l’ensemble de son parking informatique cause à ses activités ;
la sécurité des données et informations contenues dans ces ordinateurs et l’usage qui en sera fait surtout au regard de la sensibilité du travail d’accompagnement des victimes qui est le sien.
Il rappelle aux uns et autres les dispositions de la Convention des Nations Unies sur les droits des défenseurs qui protège non seulement les défenseurs mais aussi leurs biens ( matériels et locaux).
Il réaffirme son engagement et sa détermination à continuer son travail de défense des droits de l’homme et d’accompagnement des victimes de violations ou abus de droits. Il lance un appel dans le sens d’une meilleure protection des droits des défenseurs.
Fait à Lomé le 30 août 2009
Le Vice Président
Togbui Komlanvi HOMEFA