CACIT  Togo

Collectif des Associations Contre l’Impunité au Togo
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  • Lutte contre la corruption et l’impunité au Togo :

Le CACIT sensibilise les populations sur les enjeux d’un forum éminent à Atakpamé

21 février 2012, par La Rédaction

Le Collectif des Associations contre l’Impunité au Togo (CACIT) était à Atakpamé la semaine dernière pour travailler avec les populations de cette localité sur la préparation d’un forum contre l’impunité dans la localité. C’est le domicile du Régent du Canton de Houdo, Djogi qui a servi de cadre pour abriter cette séance de sensibilisation.

Dans le cadre de ses activités, le Collectif des Associations contre l’Impunité au Togo (CACIT) était à Atakpamé la semaine dernière pour travailler avec les populations de cette localité sur la préparation d’un forum contre l’impunité dans la localité. C’est le domicile du Régent du Canton de Houdo, Djogi qui a servi de cadre pour abriter cette séance de sensibilisation. Le responsable du point focal Tony Ayimissou nous en di plus sur cette activité.

Quelle raison vous a réuni cet après-midi chez le Chef ?

Il s’agit d’une activité du CACIT relative au point focal d’Atakpamé. Il était prévu qu’on organise un forum communautaire sur la lutte contre l’impunité et la corruption au Togo car le point focal travaille sur ces deux thématiques, élabore et exécute des plans d’action. Cela voudrait dire qu’on identifie d’abord un problème qui a trait à la corruption dans la localité et on travaille dessus. On a déjà fait un travail pilote qui s’est déroulé l’année passée. La deuxième phase du projet se déroule cette année et le forum communautaire y est normalement inscrit avec à la clé, l’installation d’un comité local de lutte contre l’impunité et la corruption au Togo. Mais après réflexion, on a préféré faire une rencontre d’information aux leaders communautaires, aux chefs traditionnels, aux chefs religieux, aux responsables d’ONG et à certaines personnes ressources sur ces deux maux. Cette rencontre d’informations servira de tremplin à ce comité local qui aidera le point focal à identifier les problèmes inhérents à la corruption et à les solutionner. Voilà en gros l’objectif de la rencontre d’aujourd’hui chez le Chef de Houdo, où on a fait un exposé en langue locale suivi de débat sur la corruption et profité pour présenter les membres du point focal.

Quelle a été l’impression de ces populations que vous avez rencontré aujourd’hui ?

Au cours des débats, nous avons senti que les participants ont accordé beaucoup d’intérêt à l’exposé. Ils nous ont adressé leurs encouragements et félicitations, d’abord pour notre courage, car il était impossible par le passé de parler de la corruption et de l’impunité dans cette localité. Ils nous ont prodigué des conseils et ont exhorté les membres du point focal à ne pas céder eux-mêmes à la corruption pour brader leur mission. Ils ont proposé des actions à mener car beaucoup de personnes sont victimes de corruption et d’impunité mais elles ne savent pas à qui se confier. Nous représentons aujourd’hui leurs défenseurs.

Quelle sera l’étape prochaine ?

Nous comptons organiser une autre rencontre d’informations qui, au finish débouchera sur la création du comité local de lutte contre l’impunité et la corruption. Actuellement, nous travaillons avec des établissements scolaires comme le camp FFP qui est une école d’enseignement technique publique et où se déroule un problème lié à la corruption. Les inscriptions en début d’année sont soumises à une étude de dossiers ou à un concours. Les élèves qui ne sont pas retenus à l’issue de ce concours ou de cette étude de dossier sont priés de fournir un paquet de ciment et une planche pour pouvoir trouver une place. Nous ne trouvons pas normal cette attitude. Donc, nous avons commencé par investiguer, à rencontrer les différents acteurs à l’instar du comité des parents d’élèves de cet établissement et même l’administration car on a appris que la décision a été prise à l’issue d’un conseil de fin d’année entre enseignants et que cet établissement aurait un arrêté ministériel qui lui permet de trouver des formules pour gérer l’effectif d’élèves. Et la fourniture d’un paquet de ciment et d’une planche est la formule retenue par l’établissement en question pour solutionner les problèmes de place. Donc voilà un plan d’action inclus dans la prochaine étape.

Présentez-nous votre association.

Notre association répond au nom d’AJODEP (Action Journalistes pour le Développement des Plateaux) et rassemble des journalistes de la région des Plateaux. Donc le point focal est composé de cette structure de médias, d’ONG comme Akotché-Tchikossan, Xanalo-Togo, Odjougbo (une ONG de femmes), l’Observatoire Togolais de Droits de l’Homme.

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