9 mai 2007, par La Rédaction
"Pour être franc je voudrais dire que l´application de l´APG ne reflète pas les résultats que nous aurions vraiment voulus enregistrer... Il y a la question de justice et de l´impunité par exemple. C´est vrai que c´est une question qui ne peut recevoir une réponse définitive dans l’immédiat . Mais nous ne sommes pas satisfaits de voir qu’ en dehors de la création du bureau de la commission nationale des droits de l´Homme dont le mandat est de mettre en oeuvre les recommandations du rapport des Nations Unies sur les violations qu´il y a eu suite aux dernières élections présidentielles. aucune autre initiative n’est prévue tentant à régler ce problème.
L ´accord demande par exemple de mettre en place une commission pour faire la lumière sur les violations. C´est vrai cela ne se fait pas du jour au lendemain mais est-ce qu´on a posé des faits concrets pour montrer aux togolais que la mise en oeuvre de ce processus a été amorcée ? Cela est très important pour redonner confiance aux togolais. Je dirai par exemple qu´il serait bien à quelques mois des élections que les Togolais voient qu´il y a eu une réunion, un entretien de réconciliation. Réunion au cours de laquelle on tirerait l´expérience des pays qui ont déjà mis en place une telle institution. On a vu des initiatives dans le temps et c´est quelque chose qui doit être pris en compte."
Le CACIT se réjouit de cette prise de position de la représentante du GF2D et y voit une motivation supplémentaire à continuer sa lutte pour que, à très court terme, des mesures concrètes soient prises par les autorités togolaisesd en vue de faire revenir la confiance au sein de la population et surtout donner aux réfugiés une preuve de leur engagement à promouvoir et protéger les droits humains.
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