4 avril 2007, par CACIT.ORG
Le CACIT a élaboré un projet qu’il entend soumettre à différents partenaires en développement. Ce projet qui sera d’abord déposé dans le cadre du fonds des Nations Unies pour le soutien aux victimes de la torture sera aussi porté à l’attention de divers partenaires afin de voir quel type de soutien peut être obtenu en faveur des victimes des violations des droits humains en général et ceux des violences de 2005 en particulier.
Pour le CACIT, les actes de violences observées en 2005, sont assimilables à la torture aux termes de l’article 1er de la Convention des Nations Unies contre la torture et autres peines ou traitements inhumains ou dégradants. Selon le texte précité « le terme "torture" désigne en effet, tout acte par lequel une douleur ou des souffrances aiguës, physiques ou mentales, sont intentionnellement infligées à une personne aux fins notamment d’obtenir d’elle ou d’une tierce personne des renseignements ou des aveux, de la punir d’un acte qu’elle ou une tierce personne a commis ou est soupçonnée d’avoir commis, de l’intimider ou de faire pression sur elle ou d’intimider ou de faire pression sur une tierce personne, ou pour tout autre motif fondé sur une forme de discrimination quelle qu’elle soit, lorsqu’une telle douleur ou de telles souffrances sont infligées par un agent de la fonction publique ou toute autre personne agissant à titre officiel ou à son instigation ou avec son consentement exprès ou tacite. ». En 2005 au Togo, plusieurs centaines de personnes ont été violentées physiquement ou psychologiquement pour avoir manifesté leur désaccord avec le pouvoir en place, soit pour avoir été soupçonné d’avoir participé à des manifestations.
Aujourd’hui, les séquelles de ces violences, tortures et traitements dégradants sont encore à la base de traumatismes de toutes sortes pour ces populations à qui il importe de leur porter assistance.
Le CACIT, pour sa part, a entamé l’assistance juridique, psychologique et médicale et espère, grâce à l’appui du fonds de contribution pour les victimes de la torture, créer des centres d’écoute et d’assistance pour améliorer de façon substantielle son aide en faveur des victimes qu’elle encadre.
Le projet pour lequel le CACIT sollicite l’appui des bailleurs de fonds vise à créer un centre d’aide et d’assistance multiforme (juridique et judiciaire, psychologique, médicale) en faveur, non seulement des victimes de 2005 mais aussi de toutes les personnes qui subissent des abus et des violations de leurs droits au Togo.