Afrique : la lutte contre la corruption est au cœur du sommet de l’UA

Les 28 et 29 janvier 2018, se tiendra à Addis-Abeba, en Ethiopie, la conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union Africaine (UA)  au cours de laquelle sera abordée la lutte contre la corruption en Afrique.

En effet, ce lundi, la corruption sera au cœur du trentième sommet de l’UA, ouvert le 22 janvier, sous le thème «Remporter la lutte contre la corruption : une voie durable vers la transformation de l’Afrique ». Ce thème n’est pas sans surprise quand on se rappelle, en début de cette année, des propos de Moussa Faki Mahamat, Président de la commission de l’organisation, plaçant 2018 sous le signe de lutte contre la corruption, un fléau qui sévit en Afrique et qui retarde son développement.

En réalité, suivant le Coordonnateur-Afrique de Transparency International, Lucas Olo Fernandes, la corruption fait perdre chaque année au continent africain 50 milliards de dollars ; et comme le démontre le dernier rapport de cette ONG,  peu d’Etats africains arrivent à la combattre avec une grande efficacité.

Si la lutte contre la corruption ne donne pas les résultats escomptés  dans tous les Etats, c’est parce qu’elle est généralement politisée et se fait de manière sélective, pour « éliminer des adversaires potentiels, des hommes d’affaires qui soutiennent les hommes politiques », souligne Gille Yabi. Et pour ce faire, cet économiste et analyste politique, fondateur du Think Tank Ouest-Africain Wathi, recommande aux gouvernants une réelle volonté.

Pour rappel, depuis 2003, l’UA dispose d’une  Convention sur la prévention et la lutte contre la corruption et entend à l’issue du sommet disposer de nouvelles stratégies pour des résultats plus efficaces.

Tofic DJIRAM

 

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