Des Associations de la société civile africaine portent plainte contre Nicolas Sarkozy devant la CPI

Au total, une quinzaine d’activistes et d’associations de la société civile africaine comme « Y en a marre » ou encore « le Balai citoyen » se sont réunis à Bamako pour former un Front panafricain de la société civile. Leur première action n’est plus, ni moins qu’une plainte à la CPI contre l’ancien président français Nicolas Sarkozy pour avoir provoqué l’intervention en Libye qui a débouché sur la mort du colonel Kadhafi.

En effet, en début d’année 2011, ‘’le printemps arabe’’ a atteint les frontières de la Lybie ;  un soulèvement populaire soutenu par certains pays occidentaux à l’instar de la France s’est déclenché avec pour but principal le renversement du régime  de Mouammar Kadhafi. Le 20 octobre 2017, après plusieurs semaines de combat, à la limite d’une guerre, la nouvelle  fait le tour du monde : Mouammar Kadhafi, ‘’le guide libyen’’ est mort, tué.

La mort de ce derniers, loin de calmer les ardeurs et ramener  la paix en Libye, a plutôt plongée pays dans une guerre civile opposant les partisans de Kadhafi , faisant plusieurs morts et blesses, occasionnant d’importants dégâts matériels et déstabilisant tout un continent.

Le Front international de la société civile panafricaine (Fispa), composé de jeunes activistes des sociétés civiles du continent, vise à défendre l’Afrique, la démocratie, la dignité et les droits de l’homme.

Première action déclenchée, une plainte devant la Cour pénale internationale déposée samedi contre l’ancien président français Nicolas Sarkozy pour crime de guerre, crime contre l’humanité.

L’activiste guinéen Elie Kamano, membre du Fispa, explique pourquoi : « Nous portons cette plainte contre Nicolas Sarkozy pour l’assassinat de Kadhafi parce que cela a des conséquences dramatiques et néfastes sur le continent africain, et sur les populations africaines. Voilà pourquoi nous adhérons à ce combat. »

Cette plainte qui vient, 6 ans après la mort de Mouammar Kadhafi est pour certains, le fruit d’une prise de conscience des africains.

Simon Kouka, artiste rappeur sénégalais et membre du mouvement « Y en a marre »  explique que : « Beaucoup de gens se sont offusqués, mais il n’y a eu aucune action et cette action, je crois, arrive à son heure pour dire : il est temps. Ce que nos dirigeants n’ont pas réussi, à nous de le réussir. Pour aussi la dignité africaine, car c’est un président africain qui a été assassiné »

Notons que le très populaire artiste ivoirien Tiken Jah Fakoly est le parrain de ces jeunes activistes africains. Il estime que “si la CPI ne réagit pas, cela voudrait dire que la CPI choisit ses clients”.

La Rédaction

 

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