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CACIT et gestion des conflits électoraux : l’implication des femmes, gage d’une consolidation de la paix

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Elles étaient vingt cinq (25) femmes, issues de diverses organisations de défense des droits de l’Homme, des Comités Villageois de Développement et des Comités de Développement de Quartier (CVD/CDQ), à prendre part le jeudi 12 février à une journée d’échanges à Lomé. Organisée par les femmes défenseurs du Collectif, la journée d’échanges à travers l’implication des femmes dans la prévention et la gestion des conflits surtout que le pays rentre de plein fouet dans le processus électoral de 2015, s’est révélée plus qu’une nécessité.

Durant une demi-journée, les participantes ont été exposées au cadre juridique et institutionnel de gestion des violences électorales, au rôle de la femme togolaise dans la consolidation de la paix en période électorale, et aux expériences du Haut Commissariat aux Droits de l’Homme (HCDH-Togo) en matière de gestion de conflits notamment lors de la présidentielle de 2010 au Togo. Respectivement, M. Julien ATTAKLA-AYINON du HCDH, Mme NOVIEKOU Da-do, coordinatrice par intérim de WANEP-Togo, et Mme Mélanie SONHAYE, ex-consultante au HCDH ont apporté leur contribution à travers leurs diverses communications, dont les contenus ont été d’un intérêt certain pour les participantes.

La méconnaissance du cadre électoral a été un facteur non moins négligeable comme source de violence au cours d’un processus électoral ; il est de bon ton de rappeler ici que la Constitution togolaise, le code électoral et tous les décrets pris durant un processus électoral demeurent le cadre juridique mis en place pour favoriser un climat apaisé, nonobstant les manquements décriés ci et là.

Les composantes impliquées dans un processus électoral comme la Cour constitutionnelle, la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), la HAAC pour réglementer les médias, le gouvernement à travers des ministères comme ceux de la sécurité et de l’administration territoriale, les CELI ainsi que les différents cadres de dialogue et de médiation spécifiques ont chacun leur rôle à jouer dans la prévention et la gestion des conflits. L’essentiel est d’éviter des accrochages durant le processus électoral et garantir à tous une élection présidentielle crédible et apaisée.

Le rôle de la femme  dans tout ce menue-ménage a été notifié de façon déterminante. Parlant du leadership féminin qui est cette capacité qu’a une femme de diriger un groupe pour atteindre un objectif donné, celle-ci doit impérativement avoir des capacités de rassembler, de diriger, d’écoute, doublé d’un engagement sincère, de dynamisme, de patience et d’un charisme devant lui permettre de convaincre à travers ses idées. Pour un processus électoral apaisé, les femmes qui représentent plus de la moitié de la population togolaise, doivent être au cœur dudit processus, car leur devenir, l’avenir de leurs enfants et donc de toute la population repose sur leurs épaules. Face au défi financier et aux obligations familiales, ces dernières doivent pouvoir les dépasser et avancer, car elles ont l’obligation et le droit de participer à la gestion de la chose publique.

Au sortir de cette journée d’échanges, les participantes et les organisatrices ont ensemble, proposé des actions à mener au cours du  processus électoral enclenché il y a plus de deux semaines au Togo. Telle sera leur contribution à elles, telle la part du colibri.

Poovi AKUE

 

Laure AMANA

Journaliste-Sociologue, Responsable Département de Promotion des Droits de l'Homme

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