Le CACIT, Réseau Sentinelle et l’OMCT outillent les défenseurs des droits humains à Lomé

Une quinzaine de défenseurs des droits de l’homme et des professionnels des Tics venus des cinq régions du Togo, se sont rencontrés à Lomé, ce mardi, pour prendre part, jusqu’au 6 septembre, à une formation sur le thème « Les défenseur-e-s des droits humains : encadrement et mécanismes légaux et digitaux ».

C’est une formation organisée par le Collectif des Associations Contre l’Impunité au Togo (CACIT) et Réseau Sentinelle, en collaboration avec l’Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT), Protectdefenders.eu et le Système d’information et de Documentation sur les Droits de l’Homme (HURIDOCS).

Son objectif, selon le président du CACIT, Spéro Mahoulé, « est de permettre aux défenseurs des droits humains de mieux accomplir leur mission, d’être capables d’analyser les risques liés à leur travail et de mieux contribuer à leur propre sécurité et des autres ».

« Cela leur permettra  en tant que défenseurs de renforcer leur professionnalisme », poursuit-il, avant d’ajouter que les participants vont apprendre également durant ces trois jours comment protéger les informations numériques. Parce qu’ « un des moyens d’attaques que le défenseur subit souvent, c’est celui de ses instruments de travail, notamment les ordinateurs », souligne-t-il.

La secrétaire d’Etat auprès du ministre de la justice, chargée des relations avec les institutions de la république, chargée des droits de l’homme, Nakpa Polo, qui a ouvert les travaux de l’atelier, a reconnu qu’au Togo « les défenseurs des droits de l’homme sont parfois exposés à l’arbitraire, aux menaces et violences et ont ainsi besoin de protection ».

Il urge donc, a-t-elle estimé, que les défenseurs des droits de l’homme soient renforcés dans l’exercice de leurs actions, parce que, à l’en croire bon nombre d’entre eux  ignorent les instruments internationaux et régionaux qui les protègent, ainsi que leurs droits et devoirs. Et en sus, n’ont pas une connaissance des mesures à prendre pour assurer leur propre sécurité.

 

Pour  Bruno Hanses, chargé d’affaires a.i de la délégation de l’Union européenne au Togo,  également présent à l’ouverture, cette formation des formateurs est une belle « initiative ». Il a réaffirmé que son institution «  continuera à soutenir sans relâche les défenseurs des droits de l’homme », et à utiliser des « mesures politiques et financières » pour les  « soutenir ».

A ce jour,  le Togo ne dispose pas de loi spécifique pour la protection des défenseurs des droits de l’homme. Occasion pour le CACIT, de plaider pour que « le travail des défenseurs des droits de l’homme soit renforcé, entre autres, par l’entrée en vigueur d’un texte au plan national qui encadre leur travail et leur sécurité. »

La formation a bénéficié de l’appui financier de l’Union européenne.

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