« How women rise », le CACIT rencontre les acteurs du projet

Le vendredi 22 mars 2019, le Collectif des Associations Contre l’impunité au Togo (CACIT) a assisté au lancement officiel de l’initiative « How Women Rise » de l’ambassade des États-Unis au Togo. Partant du principe d’aider les togolaises de tout âge à surmonter les obstacles dans leur vie personnelle et professionnelle, cette initiative vient à point nommé pour accroître la participation des femmes aux affaires économiques, politiques et sociales du Togo.


L’équipe communication du CACIT s’est rapprochée du chef projet Sarah Goe, spécialiste du programme culturel à l’ambassade des États-Unis au Togo pour avoir plus d’information.




Cacit.org : Un bref aperçu sur la formation de cette journée ?

                                             
Sarah Goe (S.G) : Le programme «How women rise» est une initiative que nous avons eue pour s’attaquer aux problèmes de la jeune fille en milieu scolaire et professionnel. Nous avons constaté qu’il y avait une crise bien que beaucoup d’efforts aient été faits pour aider les femmes depuis leur tendre enfance jusqu’à la vie professionnelle en passant par les études. Il y a beaucoup d’obstacles à franchir et c’est la raison qui nous a poussé à initier ce programme « how women rise » qu’on peut traduire en français, « les femmes émergent ».


Cacit.org : quelles sont les attentes de l’ambassade des Etats Unis par rapport à cette formation ?

S.G : à la fin de cette formation, nous voulons que nos filles soient inspirées des expériences de ces dames qui les ont devancé, qui ont réussi à construire quelque chose ou à faire de leur vie des modèles. Ces dames se regroupent dans le Global Almuni Association of Togo (GAAT). Ce sont des personnes qui ont bénéficié des bourses du département d’état de l’ambassade des USA et qui ont eu l’occasion de voyager, visiter les Etats Unis, de voir, de toucher de près les réalisations dans la société américaine sur le plan de l’entreprenariat, de l’éducation, sur le plan du leadership féminin ou sur le plan de la gestion de la santé publique. Ces personnes ont eu la chance de côtoyer ces exemples-là aux USA et revenues, elles veulent partager ces expériences avec leurs concitoyennes pour qu’elles puissent aussi bâtir quelque chose.

Cacit.org : nous assistons aujourd’hui à une promotion de l’émancipation de la femme. Selon vous, peut-on parler du droit de la femme ?


S.G : c’est une question assez délicate. Personnellement, lorsqu’on parle des droits de la femme, je dis tout simplement qu’il s’agit des droits humains, du droit de l’homme parce que si nous voulons catégoriser cette question, nous faisons encore une discrimination. Je dis que la femme a droit à toutes les opportunités à toutes les chances aussi bien que les hommes. Voilà mon point de vue, moi, je veux plutôt parler des droits humains. C’est assez personnel et beaucoup de gens ne peuvent pas adhérer à cette conception, mais moi, c’est ce que je pense.

Cacit.org : le thème retenu c’est « How women rise » en français “les femmes émergentes”. Pourquoi le choix de ce thème ?

S.G : ce thème parce qu’aujourd’hui nous avons vu des femmes qui ont réalisé beaucoup de choses que ce soit des femmes enseignantes, des femmes dans le milieu politique ou bien dans le milieu économique et autres… Il y a des femmes qui ont quand même réussi à construire quelque chose et je dis que s’il y en a certaines qui ont réussis, c’est que toutes les autres peuvent le faire. Aujourd’hui je suis encore étonnée de voir que la réussite pour certaines filles c’est un beau mariage avec le prince charmant qui les aime beaucoup ou bien qui est très attentionné, qui a un peu d’argent, riche et autre. Je crois que cette mentalité doit changer chez nos jeunes sœurs et chez les femmes en général. Alors ce thème, c’est pour donner confiance aux femmes qu’elles peuvent arriver à atteindre leur rêve, leurs objectifs si vraiment elles s’y mettent.
Le choix de ce thème aussi parce qu’aujourd’hui il y a beaucoup de choses qui nous trompent : les télés Novelas, les films, etc. Toutes ces interactions avec la culture européenne, occidentale qui montrent un autre côté de la vie que nos jeunes sœurs ne maîtrisent pas, mais on constate qu’il y a juste du suivisme et souvent ça les amène à un gouffre. Et quand vous voyez certaines dans ces situations, c’est vraiment déplorable. 
Donc pour corriger cela, nous avons voulu que ce thème en appelle à la conscience de tous les acteurs, parents, jeunes filles, éducateurs, la société civile et les décideurs. Qu’eux, tous soient conscients du fait que nous avons tous notre part à jouer, si nous voulons que le destin des femmes change nous avons tous notre rôle à jouer.



Cacit.org : qu’est-ce que la société civile notamment les organisations qui œuvrent pour le respect des droits de l’homme, de la femme attendent comme accompagnement de l’Ambassade des Etats Unis au Togo ?

S.G : alors, nous, nous sommes au département des affaires publiques et nous organisons souvent des rencontres de ce genre. Nous prenons comme partenaire les organisations comme G2DF ou d’autres encore. Souvent, nous les invitons pour participer à ces genres de réunion et ce que nous attendons d’elles, c’est vraiment une forte collaboration pour nous informer sur la réalité du terrain parce qu’ils sont plus en contact avec ces réalités. Lorsque nous leur faisons appel, nous attendons d’eux qu’ils viennent qu’ils répondent pour qu’ensemble nous puissions arriver à construire quelque chose.


Cacit.org: merci pour votre disponibilité Madame GOE. Vivement, que ces initiatives continuent pour une promotion du genre dans nos communautés.

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