Le miroir de la vérité

articl CENI-tofLes différends sur la date à laquelle devra se tenir la prochaine élection présidentielle de 2015 peuvent paraître insensés mais à y voir de près elles ne le sont pas en réalité. Elles représentent au contraire, une occasion pour les acteurs politiques togolais de faire un break pour se voir dans un miroir et s’apprécier.

Quand les acteurs politiques se verront dans ce miroir, ils se rendront à l’évidence que le mieux à faire à l’instant T est de reprendre contact et de renouer le fil du dialogue. Pourquoi pas de nouvelles audiences des responsables des partis politiques de l’opposition, auprès du Chef de l’Etat, afin de poser au plus haut sommet le problème de la date du scrutin? On pourra considérer que ce sujet est juridique et qu’il doit ressortir exclusivement de l’autorité de la cour constitutionnelle. Qu’importe, puisque, selon toute vraisemblance, a la date du 2 février, la différence de point de vue entre les  groupes antagonistes était évidente. A-t-on une garantie que ces points de vue se soient rapprochés véritablement avec la mise au point du 3 février  dernier?

Il  peut même ne plus y avoir d’enjeu réel à ce niveau étant donné que, à peu de choses près, le gouvernement et la cour constitutionnelle  sont le plus souvent étiquetés et  pourraient alors s’accorder plus facilement sur l’essentiel. L’enjeu, dans le contexte actuel, reste donc tout naturellement les opinions des forces antagonistes directes que sont le pouvoir et l’opposition, cette dernière représentée par le CAP 2015.

Se regarder dans le miroir de la vérité, c’est admettre la nécessité de se parler afin de déblayer très rapidement l’embrouille qui prend forme autour de la date de l’élection présidentielle de 2015. On peut montrer de la gêne et de l’incompréhension devant le fait que le Togo n’ait pas pu anticiper sur les événements en prenant de l’avance sur l’organisation ; en dépit de cela, l’essentiel aujourd’hui est de frayer les voies de sortie de crise.

Pour une société togolaise apaisée, une seule porte est à montrer aux acteurs : le dialogue, le consensus. Il est possible en effet que quelque chose soit fait dans ce sens. Les nations unies ont déjà montré la voie par leur appel à des « élections pacifiques, consensuelles et transparentes ». Mesdames et messieurs de la classe politique togolaise, levez la tête et regardez dans le miroir. Un message y est écrit. Lisez-le et prenez le chemin du consensus.

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