Lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme: LA SOCIETE CIVILE TOGOLAISE REPRESENTEE A UNE RENCONTRE SOUS REGIONALE AU NIGERIA

Délégation togolaise avec le DGUn atelier régional de sensibilisation sur les exigences de « la lutte contre le Blanchiment de Capitaux et  du Financement du terrorisme (BC/FT) », a réuni du 24 au 26 août 2015 à Lagos au Nigéria, les acteurs de la société civile des 15 Etats membres de la CEDEAO. Le TOGO a été représenté à cette rencontre par André Kangni AFANOU et Paul Etsè AFFALA respectivement Directeur Exécutif du Collectif des Associations Contre l’Impunité au Togo (CACIT) et Secrétaire Permanent de  Alternative Leadership Group (ALG).

Organisé par le Groupe Intergouvernemental d’Action contre le Blanchiment d’Argent en Afrique de l’Ouest (GIABA), une institution spécialisée de la CEDEAO, cet  atelier vise à sensibiliser les OSC sur les effets délétères du BC/FT. De façon spécifique, ce cadre a favorisé d’abord un renforcement de capacités dans la lutte contre le BC/FT, ensuite la sensibilisation des OSC en vue de mener un plaidoyer et d’influencer la mise en œuvre effective du dispositif de LBC/FT au niveau national et régional, puis la sensibilisation des OSC sur l’utilisation de leurs plates-formes pour la diffusion, la publication et le partage d’informations du GIABA sur la LBC/FT et enfin l’identification d’une stratégie efficace pour bâtir un réseau solide d’OSC Ouest – Africaines engagées dans la LBC/FT.

Les poursuites contre les crimes requièrent des efforts concertés et la collaboration des parties prenantes étant donné que la lutte contre le BC /FT) est une responsabilité collective qui incombe à toutes les parties prenantes dans le cadre de la protection des économies et des systèmes financiers des Etats membres de la CEDEAO. C’est dans ce sens que l’implication de la société civile dans la mobilisation et dans le processus de prise de décision revêt une importance capitale, d’ou l’intérêt  attaché au dialogue et au partenariat avec les organisations de la société civile.

Selon monsieur Paul Etsè AFFALA, la rencontre offre à la société civile togolaise une bonne opportunité pour connaître les acteurs d’autres pays de la sous région oeuvrant dans le domaine. « Depuis quelques années, notre organisation Alternative Leadership Group (ALG) est impliquée, avec d’autres, dans des actions de plaidoyer pour le renforcement du cadre juridique et institutionnel de lutte contre la corruption ; elle contribue aussi à l’éducation et à la mobilisation des jeunes dans des actions d’éducation en vue d’un changement de comportement. L’atelier de Lagos nous a amené à comprendre que les questions de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme sont de nouveaux fléaux à intégrer dans notre approche. Et c’est une bonne chose que nous puissions compter sur l’expertise technique du GIABA.» a-t-il souligné.

Pour sa part, monsieur André Kangni AFANOU du CACIT s’est dit impressionné par l’ampleur du travail menée par le GIABA et a précisé que, d’ores et déjà, les échanges qu’il a eues avec M. COULIBALY en marge de l’atelier laissent entrevoir de bonnes perspectives de collaboration  entre la société civile togolaise et cette institution spécialisée de la CEDEAO.

Dirigé par M. Adama COULIBALY, le GIABA est responsable de la prévention et du contrôle du blanchiment d’argent et du financement du terrorisme en Afrique de l’Ouest. Depuis sa création, il a réalisé d’importants progrès en organisant des programmes de sensibilisation sur les effets délétères du blanchiment de capitaux et  du terrorisme (BC/FT) en Afrique de l’Ouest.

Les participants ont  suivi des communications présentées par des responsables du GIABA mais aussi des universitaires spécialisés sur les questions de corruption, de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme.

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