Manifeste citoyen sur le dialogue

Le dialogue annoncé pour un règlement de la crise sociopolitique que connait le Togo depuis le mois d’août 2017,  a affectivement commencé ce 15 février à Lomé. En prélude à  ce rendez-vous historique, le CACIT et la PCJV ont été à la rencontre de plusieurs acteurs de la société civile et politiques du pays pour recueillir leurs opinions dans un document rendu public appelé « Manifeste citoyen ».

Nous vous proposons, en ce jour, les opinions de trois acteurs. Il s’agit de : M. Gerry Taama, Président du parti « le Nouvel Engagement Togolais »  (NET); M. Nicolas Lawson, Président du « Parti pour le Renouveau et la Rédemption » (PRR) ; et M.  Germain Sossou, Secrétaire national chargé des affaires publiques du parti « le Togo Autrement », membre de la coalition des 14 (quatorze) partis de l’opposition.

  1. Gerry TAAMA, président du parti politique « Le Nouvel Engagement Togolais »: Il faut toujours garder la foi. Les togolais sont fatigués de cette situation et il nous faut trouver une solution à cette crise. Mais à y bien regarder, nous sommes dans deux dynamiques différentes. Le gouvernement parle de dialogue débouchant sur le référendum alors que la coalition parle de retour à la constitution de 1992. Donc on a, certes la foi, mais ce sera difficile. Ce qui serait bien, c’est qu’au sortir du dialogue on aille à une nouvelle constitution et que le cadre électoral soit assaini pour donner la chance à tout candidat. Mais ça s’annonce très difficile.
  2. Nicolas LAWSON, président du « Parti pour le Renouveau et la Rédemption »: Selon moi, les opposants ne vont rien obtenir de bon du dialogue, c’est une perte de temps. Le pouvoir n’acceptera jamais le retour à la constitution de 1992 et moi aussi, parce que si le président l’accepte, cela sous-entend que son pouvoir est anticonstitutionnel et qu’il doit démissionner. Il ne faut pas que les gens rêvent, car ceux qui réclament le retour à la constitution de 1992 délirent, et je peux l’argumenter. Le compromis suppose que quelqu’un fasse un pas en arrière, et l’autre fasse un pas en avant ; ce qui est inacceptable pour le pouvoir. Pour le vote de la diaspora, ils n’ont même pas des moyens pour le faire.
  3. Germain Sossou, Secrétaire National Chargé des Affaires publiques au parti politique « Le Togo Autrement», membre de la Coalition des 14 Partis de l’Opposition : Mon parti Le Togo Autrement ne croit pas en l’option du dialogue connaissant le pouvoir politique au Togo. Les expériences par le passé et l’attitude actuelle du pouvoir face aux revendications populaires nous confortent dans cette position. Néanmoins, nous sommes solidaires à la coalition 14, à laquelle nous appartenons pour ce énième exercice de plus.

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