LE SAVIEZ-VOUS ? Le Droit à la vie

 

Le droit à la vie est un droit qui est défini différemment selon l’époque et le lieu. De manière historique, il s’agit du droit à ne pas être tué. Ce droit est à l’origine une simple réprobation générale de l’homicide.  Le droit à la vie peut dans cette définition se résumer au « Tu ne tueras point » du décalogue juif et chrétien. Cette vision a été reprise dans la déclaration universelle des droits de l’homme de 1948.

Par la suite, le droit à la vie a été invoqué pour protéger le citoyen contre ce qu’il considère comme « un meurtre légal », autrement dit : la peine de mort. Certains pacifistes, ont par le même raisonnement utilisé le droit à la vie pour combattre la guerre qui serait « le droit de ne tuer personne et de ne pas être tué ».

Le droit à la vie est parfois invoqué pour promouvoir l’euthanasie. Il s’agit alors du « droit à une vie décente ». Pour d’autres, une telle disposition reviendrait à légaliser l’eugénisme et le suicide assisté. Ce même argument est aussi utilisé contre l’euthanasie au motif que l’on ne peut choisir de tuer quelqu’un.

Le droit à la vie est aussi utilisé comme droit à naître. Le droit à naître peut servir d’argumentation pour défendre le droit à naître des filles, mais aussi pour interdire l’IVG. Les opposants à cette conception font valoir qu’un fœtus n’est pas encore une personne. Le droit à la vie protégeant les individus, il faut déterminer à partir de quand cette individualité est créée : à la conception, à l’accouchement, à un moment entre les deux. Les Américains parlent de pro-vie ou de pro-choix.

De manière très spécifique, le droit à la vie peut servir à défendre les droits des animaux et lutter contre l’élevage dans le but de la consommation d’animaux. Les défenseurs de cette théorie considèrent que les animaux devraient avoir les mêmes droits fondamentaux que les êtres humains : on parle de spécisme.

Le droit à la vie dès la conception est reconnu par de nombreux textes. Certains ont pu vouloir les utiliser pour interdire l’avortement.

La Convention relative aux droits de l’enfant (aussi appelée Convention internationale des droits de l’enfant) adoptée en 1989 par l’assemblée générale des nations unis prohibe la peine de mort pour les enfants et dispose en particulier dans son article 6 que « Les États parties reconnaissent que tout enfant a un droit inhérent à la vie. ».

L’article 3 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme en parle : « Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne »

En France, la loi Veil de 1975 proclamait dans son article premier : « La loi garantit le respect de tout être humain dès le commencement de la vie. Il ne saurait être porté atteinte à ce principe qu’en cas de nécessité et selon les conditions définies par la présente loi. » L’avortement était conçu comme une exception au droit à la vie.

Une disposition similaire a depuis été reprise dans le Code civil à l’article 16: « La loi assure la primauté de la personne, interdit toute atteinte à la dignité de celle-ci et garantit le respect de l’être humain dès le commencement de sa vie. »

La Constitution Togolaise de 1992 consacre plus d’un article au sujet. Aux termes des dispositions de l’article 13, l’Etat a l’obligation de garantir l’intégrité physique et mentale, la vie et la sécurité de toute personne vivant sur le territoire national. L’al 2 précise : « Nul ne peut-être arbitrairement privé ni de sa liberté ni de sa vie ».

L’article 14 de la même Constitution a une portée  intéressante. Elle met un accent particulier sur la sécurité de tous les citoyens. Elle dispose : « L’exercice des droits et libertés garantis par la présente Constitution ne peut être soumis qu’à des restrictions expressément prévues par la loi et nécessaires à la protection de la sécurité nationale, de l’ordre public, de la santé publique, de la morale ou des libertés et droits fondamentaux d’autrui. »

 La Rédaction

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