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LE SAVIEZ-VOUS ? La Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale

La Communauté internationale a célébré le21 Mars 2017 la journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale placée sous le thème : «Le profilage racial et l’incitation à la haine, dans le contexte de migrations. ». Cette journée mondiale  a été créée dans le contexte de l’apartheid en 1960 en Afrique du Sud. Le 21 mars 1960, les forces de police avaient tué 69 personnes lors d’une manifestation pacifique contre les lois imposées par cet apartheid. En 1966, cette journée a ainsi été créée par l’assemblée nationale qui l’a proclamée dans le but d’éliminer toute discrimination raciale.

Aujourd’hui, chacun peut se prévaloir des droits de l’homme sans discrimination. Le droit à l’égalité et à la non-discrimination sont des piliers des droits de l’homme. En effet, l’article 1er et 2ème de la déclaration universelle des droits de l’Homme de 1948 prévoient que « tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits » et que « chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d’opinion politique ou de toute autre opinion, d’origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation ». Ce sont des droits reconnus à toute personne humaine envers laquelle on ne peut lui opposer sa nationalité,  son appartenance religieuse ou ethnique.

Néanmoins, dans de nombreuses régions du monde se répandent encore des pratiques discriminatoires parmi lesquelles le profilage basé sur l’origine raciale, l’ethnie, l’appartenance religieuse ou la nationalité, ainsi que l’incitation à la haine.  Le profilage racial et ethnique consiste « pour les forces de l’ordre, les services de sécurité et la police des frontières, à soumettre des personnes à des fouilles poussées, des contrôles d’identité et des enquêtes, ou à déterminer leur implication dans une activité criminelle en tenant compte de leur race, de leur couleur de peau, de leur ascendance ou de leur origine nationale ou ethnique », selon un récent rapport du Rapporteur spécial sur les formes de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l’intolérance qui y est associée.  A ce jour, dans un contexte de migrations, des politiques sécuritaires viennent à outrepasser ces règles de non-discrimination, telles que certaines politiques aux Etats Unis, en Europe, au Moyen-Orient, ou encore dans d’autres régions où la discrimination envers certaines minorités reste marquée.

Par conséquent, le profilage racial et l’incitation à la haine visent particulièrement les réfugiés et les migrants. Dans la Déclaration de New York pour les réfugiés et les migrants adoptée en septembre 2016, les États Membres des Nations Unies ont fortement condamné les manifestations et actes de racisme, de discrimination raciale et de xénophobie visant les réfugiés et les migrants et l’intolérance qui y est associée, et ont déterminé une série de mesures pour lutter contre ces attitudes et comportements, en particulier en ce qui concerne les crimes motivés par la haine, l’incitation à la haine et la violence raciale.

C’est également en septembre 2016, à l’occasion du Sommet pour les réfugiés et les migrants, qu’a été lancée la campagne « ENSEMBLE », une initiative des Nations Unies pour promouvoir le respect, la sécurité et la dignité pour les réfugiés et les migrants. « ENSEMBLE » est une initiative mondiale menée par le Secrétaire général en partenariat avec les États Membres, la société civile et des entités du secteur privé dans l’objectif de modifier les perceptions et attitudes négatives envers les réfugiés et les migrants.

De plus, la veille de cette journée internationale, le haut-commissaire aux droits de l’homme a incité les Etats à prendre des mesures visant à éliminer ces actes de racisme et de xénophobie. La hausse des crimes motivés par la haine dans le monde entier révèle l’existence d’un défi toujours présent ; le vivre ensemble. Ce vivre-ensemble ne sera possible qu’avec la connaissance de l’autre.

 

Caroline MURARD

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