Togo : les chefs d’accusation contre Folly Satchivi

Folly Satchivi, actuellement détenu à la prison civile de Lomé devrait être entendu ce vendredi matin devant le premier juge d’instruction. Il est accusé de rébellion, de provocation et de l’apologie des crimes et délits .

Selon le code pénal,  toute personne coupable de rébellion est punie de deux à trois mois d’emprisonnement et de trois à cinq ans pour les délits de la provocation et de l’apologie des crimes et délits.

Le premier porte-parole du mouvement « En aucun cas » avait été arrêté mercredi 22 août  au siège de l’ONG Novation Internationale sise à Bè-Gakpoto, alors qu’il avait prévu donner une conférence de presse sur le découpage électoral.

La conférence avait été annulé quelques heures avant sa tenue du fait de la présence des agents de forces de l’ordre sur les lieux.  « La déclaration liminaire, le cachet et la banderole étaient tous à la maison, preuve que je n’avais pas l’intention d’organiser la conférence », nous raconte-t-il.

Après son arrestation, il a été dans un premier temps conduit au Service de Renseignement et d’Investigation (SRI) par les agents de la gendarmerie nationale sous les ordres du commandant Ourokoura.

Son domicile à Adakpamé, son ancienne demeure à Hédzranawoé ainsi que le siège de Novation Internationale ont fait l’objet d’une perquisition.

« C’est chez moi à la maison qu’ils ont déchiré la banderole », confie-t-il aux membres du Collectif des Associations contre l’Impunité au Togo (CACIT).

«Nous allons au fond du dossier, il appartient à l’accusation de ressortir les faits et de démontrer par a+b que M. Satchivi a commis des actes de rébellion et qu’il a fait l’apologie des crimes et des délits », a déclaré son avocat, Me Raphaël Kpandé-Adzaré, sur Radio France Internationale (RFI).

Share Button