TOGO: manifeste citoyen sur le dialogue : dernière partie des réactions et synthèse

Agbéyomé KODJO, président du parti politique « Organisation pour Bâtir dans l’Union un Togo Solidaire (OBUTS) » : Convier les acteurs au dialogue est un acte à saluer. Notre souhait  est que ce dialogue soit le plus inclusif possible, et que le gouvernement veille à son succès. Pour que cela réussisse, nos confrères de l’opposition doivent aussi s’y engager pleinement mais avec vigilance. L’intérêt de la nation togolaise est à prévaloir à tout prix.(Extrait du Communiqué de l’OBUTS du 06 Février 2018)

Gilbert BAWARA, Ministre de la fonction publique et des réformes administratives dans le cadre Union pour la République UNIR, parti au pouvoir : La question de la bonne volonté, de la bonne foi et de la crédibilité des acteurs politiques togolais est désormais posée et engagée, à l’annonce du dialogue. Aussi bien la coalition que le gouvernement, nous sommes placés devant nos responsabilités face à nos concitoyens. Mieux, nous devons démontrer davantage de considération envers les dirigeants de la sous-région qui sacrifient de leur temps et de leurs énergies en s’investissant pour rapprocher les acteurs politiques togolais. Nous devons donc faire confiance à la volonté des parties à s’assumer. Au regard des effets néfastes et préjudiciables de la situation actuelle sur la cohésion nationale et sur les activités économiques, personne n’a intérêt à rechercher une pérennisation d’un climat de crispation.(Extrait de son interview à l’agence Savoir News.)

Le devoir d’œuvrer pour la réussite du dialogue

De tout ce qui précède, la crainte de voir le dialogue du 15 février 2018, accoucher d’une souris  est plus que palpable.

Mais l’intérêt de la Nation devant primer sur tout, le CACIT et la PCJV exhortent d’abord le gouvernement togolais, à créer un climat propice au bon déroulement du dialogue ; et les différentes parties prenantes, de concilier leurs positions, aussi radicales soient-elles. En effet, les réformes constitutionnelles et institutionnelles, même si elles sont portées par les acteurs politiques, sont avant tout une question d’intérêt national.

Le gouvernement a la lourde responsabilité, une fois encore, d’œuvrer pour l’effectivité de la mise en œuvre des conclusions qui seront issues de ce dialogue. Mais il revient aussi à l’opposition d’offrir des gages adéquats d’une coopération  devant faciliter la mise en œuvre des conclusions.

Puisse ce dialogue faire éclore un Togo, engagé sur la voie de l’émergence, et reconnu au niveau international comme une référence en matière de démocratie, du respect des droits de l’Homme et de la bonne gouvernance.

 

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