Togo : les parties prenantes au dialogue politique vont se retrouver à une date ultérieure

Ouvert le 15 février 2018 pour un dénouement de la crise sociopolitique que connait le Togo depuis plusieurs mois, le dialogue a réuni pour la deuxième fois les acteurs politiques, le vendredi 23 février, à Lomé, sous la médiation du Président du Ghana Nana Akufo-Addo.

Le 23 février, à  la fin des discussions pour une résolution  de la crise sociopolitique togolaise,  le pouvoir et la coalition des  14 (quatorze) partis de l’opposition ont convenu  de  « se retrouver à une date qui sera décidée ultérieurement »,  selon le communiqué qui a sanctionné  la séance.

Le même communiqué ajoute qu’ « au cours des travaux, les discussions ont été sincères, les deux partis ont librement exprimé leur point de vue concernant les questions constitutionnelles ».

En outre, il a été relevé dans le communiqué que  les parties prenantes au dialogue ont évalué les mesures  d’apaisement et du renforcement d’un climat de confiance. Il  s’agit de la libération par grâce présidentielle de 35  (trente-cinq) personnes, arrêtées au cours des manifestations, jugées et condamnées ; et de 6 (six) détenus dans l’affaire des incendies en 2013 des marchés de Lomé et de Kara par décision du juge d’instruction.

Intervenant le 25 février sur une radio à Lomé,  Jean Kissi, le Secrétaire national du Comité d’Action pour le Renouveau (CAR), membre de la coalition des 14 (quatorze) partis de l’opposition, a fait savoir que  le retour à la constitution de 1992, qu’exige la coalition, constitue le grand problème au dialogue. « Elle a d’ailleurs accéléré l’arrêt des travaux du 23 février », a-t-il précisé.

Depuis le 19 août 2017, date du début de la nouvelle crise sociopolitique au Togo, marquée par des manifestations de la coalition des 14 ( quatorze) partis de l’opposition pour réclamer des réformes politiques, de nombreuses voix se sont levées pour appeler tous les acteurs politiques à leurs responsabilités. C’est l’exemple de la Commission Episcopale Justice et Paix, CEJP, du Togo.

Cité par le journal « La Croix Africa », le Secrétaire général de cette Commission, le Père Gustave Sanvee,  a déclaré à l’issue de la deuxième rencontre du dialogue politique : « La crise actuelle n’est pas simplement politique et je crois que les acteurs politiques de notre pays ont bien pris conscience de la situation d’indignité dans laquelle vivent la majorité des Togolais ».

Espérons que le dialogue en cours ouvrira la voie d’un nouvel air au Togo.

Tofic DJIRAM

 

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